Une hybridation très avantageuse

lundi 20 juin 2011

Une troisième voie

Biomasse L’ éthanol cellulosique est produit par voie biochimique (83 gallons d’éthanol par tonne de matière sèche) et thermochimique (68 gallons d’éthanol par tonne de matière sèche) . A ces deux méthodes, il convient maintenant d’en ajouter une troisième, par fermentation du gaz de synthèse dont le rendement par tonne de matière sèche peut atteindre les 100 gallons. Cette dernière méthode, outre ses rendements plus élevés exige des coûts d’exploitation plus faibles, tolère de plus grande quantité d’ impuretés et admet un plus large éventail de matières premières utilisables.

Si l’on résume la voie biochimique par la suite de traitements :

1.- Extraction physico-chimique de la cellulose de la biomasse

2.- Hydrolyse enzymatique par des microorganismes de la cellulose produisant du glucose

3.- Fermentation du glucose par des levures produisant l’éthanol et le dioxyde de carbone.

la voie thermochimique est alors :

1.- Homogénéïsation et pyrolyse de la biomasse

2.-Gazéification à haute température (plus de 1000°C) produisant un gaz de synthèse (le syngas)

3.- Purification du gaz de synthèse (Procédé Fischer-Tropsch par catalyse) en gazole de synthèse.

Une hybridation de ces deux méthodes comporte :

1.- Gazéification

2.- Refroidissement du gaz de synthèse

3.- Purification du gaz de synthès

4.- Fermentation biologique

5.- Séparation du produit obtenu.

Hybridation

Biomasse Cette troisième voie emprunte aux 2 autres (biochimique et thermique) : elle est une illustration de ce que la combinaison ( hybridation) de 2 procédés quelconques [1] peut avoir d’avantageux.


[1 L’hybridation la plus commune actuellement concerne naturellement l’automobile à traction à la fois électrique et à essence alors que dans le règne animal le croisement d’un âne avec une jument est appelé mulet pour le mâle ou mule pour la femelle, et bardot pour le croisement d’un cheval avec une ânesse .