Le centre de gravité

de toutes les explications du monde

est un ensemble vide qui provoque chez le savant

l'horreur- horror vacui des anciens -qu'il calme de

son explication du monde.

 

 

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Entre terre et ciel, une étincelle ...

A. Fleming |Accueil| Galois

 



B. Franklin et son fils

Jusqu'au XVIII ème siècle, la nature des éclairs pendant les orages restait inconnue. Il faudra l'intuition de B Franklin pour faire le rapprochement entre décharge du ciel à la terre d'un éclair et étincelles électriques obtenues à l'aide de bâtons d'ébonite frottés ou grâce à la bouteille de Leyde. Cette découverte est un exemple typique d'application de la comparativité de l'esprit humain. Cette propriété est une composante de la bisociation

 

B. Franklin émet une hypothèse

En 1750, dans l'attente de pouvoir prouver la nature électrique de l' éclair, B Franklin, commence à penser à protèger les bâtiments contre les éclairs (1). Il décrit une tige de fer d'environ 8 ou 10 pieds de long terminée en pointe. Il écrit, "le fluide électrique devrait, selon moi, être tiré silencieusement du nuage ..., "(2) . Puis B. Franklin émet une hypothèse :

 

Un point de vue fonctionnel permettra de formuler le questionnement de la façon suivante :

A = L'orage produit l'éclair ?

où apparait une metonymie notée " - ":

L= L'orage produit - l'éclair.

Si l'on suppose que B Franklin a établi un parallèle entre les étincelles produites par la bouteille de Leyde et celle de l'orage , l'analogie s écrit :

La bouteille de Leyde produit une étincelle électrique

L'éclair est à l' orage ce que l étincelle électrique est à la bouteille de Leyde

Bouteille de Leyde = orage

L'étincelle électrique apparait alors comme l'objet comparable à l'eclair

éclair = étincelle électrique

L= L'orage produit - l'éclair= étincelle électrique .

A = L'orage produit l'étincelle électrique de l'éclair

 

D'une vérité à l'autre

Passer des machines électrostatiques à l'orage consiste donc à percevoir les éléments communs aux deux phénomènes. Le discours tenu sur l'un peut alors être tenu sur l'autre, pour certaines propriétés au moins, par simple substitution. Les deux phénomènes sont en relation paradigmatique. Répondre à l'interrogation posée par la nature de l'éclair revient donc à substituer un terme d'une idée admise à une autre porteur d'un sens nouveau.

Avec l'hypothèse de l'inconscient ...

Cette substitution intervient lorsque dans un discours, un mot de la chaine inconsciente qui double tout énoncé, se substitue et s'immisce dans l' énoncé. Elle fait apparaitre également un élément exclu ainsi que la chaine inconsciente. Contrairement à une modification du sens par un jeu de mot purement syntaxique, cette substitution produit une rupture de sens. La relation paradigmatique, apres vérification devient alors syntagmatique. Ce passage est la figuration du progrès scientifique. Pour être reconnu, cette hypothèse une fois formulée, a besoin d 'être vérifiée :

Vérification

En juin 1752, J Priesley rapporte que B Franklin , à l'approche d'un orage, met à exécution son projet. Mais redoutant le ridicule qui habituellement conclue les attentes scientifiques déçues, il ne communique sont intention qu'à son fils qui l'aida à lancer le cerf-volant.

"Il se passa un temps considérable avant la moindre trace d'électrification. Un nuage était, en effet, passé. Mais au moment où il commencait à désespérer de constater le phénomène, il observa l'érection de quelques filaments du fil de chanvre et leur irisation comme s'ils étaient en suspension dans un même conducteur. Frappé par cette observation prometteuse, il présenta son articulation à la clef ( que le lecteur imagine lui-mêm le plaisir exquis ressenti à ce moment) et la découverte était faite. Il percut une nette décharge électrique. D'autre suivirent, avant même que le fil ne soit humide, et pour éviter toute discussion avec un fil humecté par la pluie, il collecta abondamment de l'électricité. Ceci se passa en juin 1752 un mois après que les physiciens de l'électricité en France vérifiait la même hyptohèse, mais avant qu'il n'en ait rien su."

Doutes historiques

A l'époque de l'expérience de B Franklin, on était capable de produire des étincelles de quelques cm de longueur. Mais l'analogie avec ces grandes zébrures du ciel par temps d'orage n'avait pas été faite. L'expérience de B Franklin semble cependant avoir été imaginée quelques temps auparavent par De Romas, un scientifique de Nérac. Les doutes concernant l'authenticité de l'expérience de B Franklin sont accrus si l'on se souvient que deux de ceux qui ont voulu la reproduire ont péri. Quoiqu'il est soit, elle est à l'origine de l 'invetion du paratonnerre introduit en Angleterre dès 1760.

(1) (Commentaires aimablement communiqués par P Dubois). Koestler cite un passage d'un ouvrage d'un certain J. G CROWTHER (1940) qui lui même retranscrit un extrait du journal de Franklin dans lequel ce dernier imagine "des tiges de fer aiguisées en aiguille, et dorées pour éviter la rouille, et du pied de ces tiges un fil de fer descendant le long du mât, puis le long du flanc du navire jusqu'à l'eau". Et Franklin "avant de persuader les gens d'installer des paratonnerres" se devait de démontrer que les nuages étaientde gigantesques bouteilles de Leyde. Et que pour se faire, il imagina ériger une tour à Philadelphie. Suite à cela, en juin 1752 eu lieu l'épisode du cerf-volant.

(2) The Lightning Rod

 

 

 

 

Bouteille de Leyde

On charge une bouteille de Leyde auprès d'une machine electrostatique.

Bouteille de Leyde

(Condensateur)

 

Eclair lors d un orage