Le centre de gravité

de toutes les explications du monde

est un ensemble vide qui provoque chez le savant

l'horreur- horror vacui des anciens -qu'il calme de

son explication du monde.

 

 

Participez au Forum
"Brainstorming en ligne"
Exprimez-vous sur "Novum corpus"
Weblog

Présentation

Processus

 

Questionnements

Téléchargements

Glossaire

Citations

(Sur CDS/ISIS/UNESCO)

Publications de l' auteur

Liens

La terre cesse d'être le nombril de l'Univers

Birkeland | Accueil | Eratosthène



Au début du XVIème siècle, le calendrier julien accusait envrion onze jours de décalage perceptible (déjà signalé au pape Clément IV par R. Bacon 1214-1294) par l'observation des révolutions lunaires. De ce fait, fixer la date de célébration de Pâques par rapport aux lunaisons était tâche ardue. Pour s'en acquitter, l'Eglise adjoignait au calendrier julien l'ancien calendrier hébreu. Cet aménagement conservait la représentation antique de l'Univers héritée d'Aristote améliorée par les épicycles de Ptolémée. Les observations cependant obligeaient l'Eglise, attachée à une interprétation biblique du monde, à une réforme. En 1514, le pape fit appel à un mathématicien, chanoine au chapitre de Frauenburg, Nicolas Copernic

 

Interprétation

Plusieurs anomalies gênantes

Réviser le calendrier julien était impossible à N Copernic tant que la précision des positions respectives du Soleil et de la Lune ne serait pas meilleure. Après quelques observations, Copernic écrivit un manuscrit intitulé ' Commentariolus ' énonçant que la terre, loin d'être le centre de l'Univers tournait, en fait, autour du Soleil. Prudent, Copernic ne laissa publier ses thèses qu'après sa mort en 1543 sous le titre ' De Revolutionibus orbium coelestum '. Bien que ces thèses aient heurté de front les interprétations religieuses de l'époque, l'Eglise catholique considéra l'oeuvre de Copernic comme un moyen commode de situer étoiles et planètes dans le ciel. De cette façon, la détermination des dates de fêtes religieuses devenait plus précise sans que la thèse de l'héliocentrisme soit considérée comme une réalité. Cette situation dans l'histoire, en fait, n'est pas unique qui juxtapose deux ou plusieurs représentations du monde. L'une, dominante, à une époque donnée, engendre des anomalies appelant un questionnement auquel d'autres explications répondront par la suite. Le degré de contradiction entre les deux explications, décide du caractère du changement: Développement, évolution, révolution sont autant de nuances des modifications apportées. Un seul but apparaît cependant, de permettre à une thèse exprimée d'être crédible par le plus grand nombre. Ainsi, dans le cas présent, ces anomalies vont appeler une remise en cause complète des images admises à l'époque sur la réalité. En rupture avec les idées admises, sans continuité possible avec elles, l'héliocentrisme de Copernic opère un saut ou une coupure épistémologique dans la conception du monde. Ce saut s'écrit simplement par l'inversion des termes "soleil" et " terre":

"Le soleil tourne autour de la terre"

"La terre tourne autour du soleil"

Un échaffaudage théorique défaillant

Pour la théorie médiévale, la première anomalie désigne le mouvement des planètes ou du Soleil le long du cercle du zodiaque. La seconde anomalie désigne la position de la planète par rapport au Soleil. C'est cette position qui sera modifée par la théorie héliocentrique. A l'époque de Copernic, il existe cinq planètes: celle inférieures ou intérieures, Mercure et Vénus situées entre nous et le soleil, Mercure et Venus, planètes supérieures ou extérieures situées au delà du Soleil ( pour un géocentriste ). La Terre est emportée par un système de sphères matérielles. La dernières des sphères, celle des étoiles fixes, limite l'Univers, qui est fini. L'astronomie d'alors explique les mouvements des cieux par des mouvements circulaires et uniformes.Copernic reproche aux théories de son temps de ne pas rendre compte de toutes les apparences du mouvement des planètes. De plus, la description à l'aide de mouvements circulaires uniformes sur des orbites circulaires et d'épicycles ptoléméens viole le principe d'uniformité : Copernic reprend à son compte l'impossibilité d'une rotation sphérique non axiale supposée par les explications de Ptolémée.

Des arguments peu rationnels fondent la théorie copernicienne.

Les arguments de Copernic en faveur de la sphère comme forme du monde ne sont pas du tout rationnels . « Tout d'abord, il nous faut remarquer que le monde est sphérique, soit parce que cette forme est la plus parfaite de toutes, totalité n'ayant besoin d'aucune jointure ; soit parce qu'elle est la forme ayant la capacité la plus grande, qui convient le mieux à tout contenir et tout embrasser ». Quant à la place centrale du Soleil, elle n'est pas déterminée par des impératifs d'ordre mécanique mais par une croyance relevant de la tradition platonicienne: de par sa perfection, parce qu'il donne au monde sa lumière, le Soleil doit être en position centrale; «le Soleil assis sur le trône royal dirige la ronde de la famille des astres», écrit Copernic dans le De revolutionibus. Sa conception héliocentrique de l' Univers doit, semble-t-il, beaucoup aux talents de peintre et de dessinateur de N. Copernic ainsi qu'à la naissance de la perspective relativisant les places respectives des objets dans l' espace.

Notes et références bibliographiques

  1. Jean-Jacques Szczeciniarz, Copernic et la révolution copernicienne,Flammarion, Paris, 1998. p 20.

...en savoir plus

Anomalie

Inversion