Citations
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Âme
Le mot cosmos a bien son sens. Il l'a conservé, Il porte sa trace dans divers modes dont nous parlons du cosmos, on parle de cosmétiques. Le cosmos, c'est ce qui est beau. C'est ce qui est fait beau par quoi ? en principe par ce que nous appelons la raison. Mais la raison n¹a rien à faire dans le « faire beau » qui est une affaire liée à l'idée de corps glorieux , laquelle s'imagine du symbolique rabattu sur l'imaginaire. Mais c'est un court-circuit. Il faut Erwin Rhode pour se rendre compte de cette sorte de débilité mentale d¹où naissent ces mômeries. C'est avec ça qu'on fait les momies. Preuve que cette incroyable croyance que le corps dure toujours sous forme d'âme, est enracinée depuis très longtemps.
J. Lacan, Ouverture,Ornicar ?, n° 9, 1977, pp 7-14.
Analogie
0001 : Morphologie du sémiotique.
Mais alors que la propagation par similarité se trouvait
limitée au monde symbolique, la science moderne n' a accepté pour ses prégnances- qu' en physique on appelle les champs-
que la propagation par contiguïté: elle a refusé
l' action à distance, tenue - comme la propagation par similarité
- pour magique. Les pratiques magiques des signes obéissent donc
aux lois associatives de la pensée analogique.
René Thom .Apologie du logos.Hachette, Paris,1990.p 120-121.
Croyance
0158 : De la foi qui guérit à
la guérison par l'amour.
Si la croyance se nourrit d'une
incertitude originelle, la foi constitue la fin absolue, le terme définitif
de cette errance du croire. Mais cette certitude ne peut être apportée
que de l'extérieur, par une institution, un système idéologique,
un ensemble de rites qui en supporte la réalité.
Bernard Muldworf .Le divan et
le prolétaire.Messidor, Paris,1986.p 180.
0153 : De la foi qui guérit à
la guérison par l'amour.
On pourrait dire que la foi ( religieuse
) est une croyance qui s'institue dans un système idéologique
supporté par une institution.
Bernard Muldworf .Le divan et
le prolétaire.Messidor, Paris,1986.p 177.
0152 : De la foi qui guérit à
la guérison par l'amour.
La prise sur le "réel" n'est plus directe et immédiate
comme pour l'animal, elle est indirecte, médiatisée par
un système de représentation, dans un mouvement de
symbolisation qui fait ce "réel" à jamais perdu
pour le sujet qui n'a à sa disposition que le crédit qu'il
accorde à ses représentations. Là s'origine le mécanisme
de la croyance : il n'est de rapport à la réalité que de croyance.
Bernard Muldworf .Le divan et le prolétaire.Messidor, Paris,1986.p
176.
voir : Les
croyances sur les aurores boreales | les
9 Muses
Inconscient
...L'inconscient, c'est ce que l'on a appris, et que de ce fait, on s'est laissé par le langage, suggérer toutes sortes de choses... L'analyse consiste à dénouer par la parole ce qui s'est noué par la parole...
J. Lacan
Invention
Les numéros précédents
la citation renvoient à la banque de donnée Kreatek (cds/isis/UNESCO)
0406 Michèle Montrelay : Le double
statut, flottant et fragmentaire de l'inconscient.
Il se trouve qu'en français, le
verbe inventer, qui désigne l'action de créer un objet qui
auparavent n'existait pas - on parle ainsi de l'invention de l'imprimerie,
d'une oeuvre d'art, de l'électricité - , exprimait à
l'origine, le fait de trouver un objet perdu, ou bien caché dans
le passé. Les langages juridiques et religieux se servent toujours
de ce sens premier. On parle de l'invention d'un trésor. Une fête
liturgique chrétienne commémore l'invention de la Sainte-Croix,
c'est-à-dire la découverte de la croix du Christ, perdue
puis retrouvée après plus de trois cent ans. Les deux sens
du mot expriment donc un certain antagonisme. Dans le sens archaïque
du terme, l'objet qu'on découvre est déjà là.
Il appartient à un passé qui surgit en même temps
que lui. Dans le sens actuel, l'objet nouveau s'élance du présent
vers l'avenir, qu'il précède, annonce en bien des cas, de
prendre le mot dans sa double acceptation. La particule qu'on découvre
est aussi vieille que le monde. Elle était avant nous déjà
là. Et cependant, elle est nouvelle, en tant que réalité
que le physicien vient d'inventer. Il en va de même pour tout objet
scientifiquement découvert.
Michel Cazenave .Sciences et symboles. Les voies de la connaissance.Albin
Michel, Paris,1986.p 85.
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