Sur de nombreux exemples présents et passés de découvertes, inventions ou créations artistiques, le processus créatif en 4 phases ( Préparation, Incubation, Illumination, Vérification) est présenté sous les 4 aspects de la créativité : Question de l’époque, situation créative, créateur et création. Le site s’adresse aux savants, artistes ou inventeurs soucieux de leur méthode de travail et intéressés par des questions comme les sources d’inspiration, les origines de la créativité, ou les autres modèles de cette caractéristique de l’esprit humain.
Deuxième phase du schéma dit "de la marelle", la situation créative du modèle OMM ( modèlisation fractale du processus créatif défini par l’Oscillation Métaphoro-Métonymique), est une rencontre entre les questions posées par une époque et les créateurs susceptibles d’y donner une réponse. Quelques fois même, cette réponse vient avant la question !
Les interrogations d’une époque (Zeitgeist), d’un milieu ou simplement les problèmes de la vie quotidienne constituent la première phase du processus créatif. Lors des autres phases (incubation, illumination vérification) une réponse aux questions posées se frayent un chemin.
"Novum corpus" présuppose, en première approximation, que le processus créatif est le même pour les inventeurs, les artistes et les savants. Or un dialogue à trois entre le peintre P, le savant S et l’inventeur I montrent combien les points de vues sont différents. (Le dialogue est fictif mais les répliques sont authentiquement celles d’une correspondance virtuelle)
Si l’on décrit à l’aide de mots, le processus créatif en terme de modification de structure, qu’en est-il, des images ? Peut-on y déceler des traces de cette structure dont la nouveauté ne serait qu’une modification ?
Répondre à la question : "Les créateurs sont-ils fous ?" implique tout d’abord de lever au moins en partie l’ambiguïté des termes dans lesquels la question est posée.
Les récentes avancées des neurosciences permettent de nous faire une idée du support biologique de la créativité :
Dans le monde extérieur à un créateur, bien des usages d’organisations signifiantes (des horaires de trains aux textes sacrés ) peuvent être repérés. Mais dans certaines circonstances seulement ces organisations signifiantes sont à double face tranchante, l’une tournée vers le locuteur parlant et l’autre adressée à un autrui bien vivant. Dans ces conditions, les organisations signifiantes sont une véritable interface, authentique signe de connaissance et de reconnaissance entre deux locuteurs qui s’entendent véritablement sur une réalité au moins en partie commune. Sinon, les organisations signifiantes telles des paroles en l’ air semblent garder un sens invariant d’un locuteur à l’autre.
Créer, c’est trouver des relations nouvelles entre des objets : mais comment la parole inspire-t-elle l’imagination à combiner intuitivement objets voisins ou comparables ?
Après bien des controverses, un prix Nobel récompense en 2008 les travaux de Luc Montagnier et de Francoise Barré-Sinoussi sur le virus VIH. C’est la fin de longs débats autant scientifiques que juridiques auquel les autorités politiques n’étaient pas étrangères.
Deux formes et deux seules étaient connues pour le carbone pur : le graphite et le diamant jusqu’à un jour de 1940 où Otto Hahn, tentant de créer des atomes par fixation de neutrons, découvrit par hasard des chaînes carbonées. De coïncidences fortuites en synthèses astucieuses, la découverte des férullènes non seulement vient battre en brêche les idées recues mais ouvre des perspectives nouvelles à petite et grande échelle