Deuxième phase du schéma dit "de la marelle", la situation créative du modèle OMM ( modèlisation fractale du processus créatif défini par l’Oscillation Métaphoro-Métonymique), est une rencontre entre les questions posées par une époque et les créateurs susceptibles d’y donner une réponse. Quelques fois même, cette réponse vient avant la question !
Les interrogations d’une époque (Zeitgeist), d’un milieu ou simplement les problèmes de la vie quotidienne constituent la première phase du processus créatif. Lors des autres phases (incubation, illumination vérification) une réponse aux questions posées se frayent un chemin.
"Novum corpus" présuppose, en première approximation, que le processus créatif est le même pour les inventeurs, les artistes et les savants. Or un dialogue à trois entre le peintre P, le savant S et l’inventeur I montrent combien les points de vues sont différents. (Le dialogue est fictif mais les répliques sont authentiquement celles d’une correspondance virtuelle)
Le processus créatif est avant tout une pratique ! Les mots manquent pour le dire. Il est cependant figurable par analogie. Ses quatre phases ( Préparation, Incubation, Illumination et Vérification) correspondent à la construction, mise en place, envol et vol d’un cerf-volant.
Devant le coût et la lenteur de l’ enregistrement des données mycologiques en banque de données, un essai d’amélioration du procédé a été tenté. Mais faute de connaissances des caractéristques du processus d’innovation, l’essai a échoué. Une analyse des raisons de cet échec est proposée.
La constitution d’ un pidgin a servi à comparer l’introduction d’ une nouveauté dans un environnement ancien. Les débats des linguistes sur l’ apparition des langages laissent entrevoir une similitude entre la relation fractale de l’être parlant au consensus établi sur la réalité et la structure récursive des langues humaines.
Le langage naturel est un modèle de relation entre les êtres humains et la réalité qui les entoure. Il peut donc être utilisé non pas seulement pour l’ expliquer, la décrire ou la maitriser mais pour créer des réalités nouvelles.
Le processus créatif est lié à la faculté d’ anticiper de l’ être humain confronté à la nouveauté. Les concepts linguistiques de "signifié" et de "signifiant" peuvent servir à définir les désignants décrivant les objets qui n’ existent pas (encore)
Savoir faire face à de nouvelles situations est pour l’homme passé ou à venir un gage de survie dans un environnement hostile. Mais d’où vient donc l’aptitude humaine à abstraire d’une situation donnée les éléments transposables à une situation similaire ? Longtemps le langage a été rendu responsable de cette faculté de penser " in absentia " ? Depuis peu, cette aire du langage semble avoir joué un role dans la mise en acte de projets ? Est-ce à dire qu’au partage des perceptions de la réalité avec ses semblables à l’ aide du langage, il faut ajouter aujourd’hui une mise en commun d’ actions programmées par mimétisme ?